Immeuble résidentiel de plusieurs étages en construction dans le Grand Moncton
Sur le chantier

Alimenter un chantier de 124 logements avant même qu’il ait des murs

Équipe marketing ·

Tous les corps de métier présents sur votre chantier ont besoin de courant bien avant la mise sous tension de l’entrée permanente. Les charpentiers font rouler leurs compresseurs. Les poseurs de gypse ont besoin d’un éclairage suffisant pour travailler — et assez puissant pour l’inspecteur. Pendant un hiver néo-brunswickois, le chauffage à lui seul peut absorber la majeure partie de ce qu’une alimentation temporaire peut fournir. Quelqu’un doit planifier tout cela, et sur un chantier comme celui-ci, c’est l’entrepreneur électricien.

Nous avons apporté une caméra sur un chantier résidentiel de 124 logements, chemin Cleveland à Riverview, dans le Grand Moncton, pour montrer aux entrepreneurs généraux à quoi cela ressemble concrètement : comment le courant temporaire arrive sur un chantier au moyen d’un C-can, et à quoi ressemble le câblage brut lorsque le même logement se répète 124 fois.

Ce qu’est réellement un poste d’alimentation temporaire en C-can

Un C-can, c’est un conteneur maritime transformé en poste d’alimentation temporaire du chantier — sécurisé, étanche aux intempéries et verrouillable, ce qui compte quand l’équipement doit passer l’hiver dehors.

Sur le chantier de Riverview, le courant est pris sur les poteaux de la rue, passe sous terre, puis remonte à l’intérieur du bâtiment — ici dans les cages d’escalier, pour que l’alimentation aboutisse là où les équipes travaillent. Le compteur se trouve dans le C-can lui-même, et chaque panneau temporaire alimente le suivant. Sur les bâtiments plus petits, les panneaux restent parfois à l’extérieur : c’est pourquoi on les voit recouverts de bâches sur d’autres chantiers.

La capacité dépend du bâtiment. Comme l’explique Josh, le contremaître qui dirige l’équipe, une alimentation temporaire de ce type fournit généralement de 200 à 400 ampères — et sur un bâtiment de cette taille, tout est réservé d’avance.

Comme électriciens, nous devons fournir le courant pour chaque bâtiment. Alors on en installe autant qu’on peut, selon ce dont tous les corps de métier ont besoin.

Pourquoi l’alimentation temporaire est un enjeu d’échéancier, pas seulement d’électricité

C’est la partie qui intéresse le plus les entrepreneurs généraux. Une alimentation temporaire, c’est un budget d’ampères fixe, et chaque corps de métier présent y puise :

  • Le chauffage. Les hivers sont rudes ici, et le chauffage temporaire est de loin la plus grande demande sur l’alimentation. Ce qu’il prend, personne d’autre ne l’a.
  • Les charpentiers. Des compresseurs qui tournent une bonne partie de la journée.
  • Les plombiers. Souvent sur leurs propres génératrices pour les essais — mais pas toujours, alors le chantier doit pouvoir les porter.
  • L’éclairage. Les équipes en ont besoin pour travailler en sécurité, et les inspecteurs exigent un espace bien éclairé avant une inspection du bâtiment. Les demandes d’éclairage supplémentaire arrivent au fil du chantier.
  • La roulotte de chantier. Elle aussi doit être alimentée. Comme le dit Josh, le surintendant sur place doit être satisfait.

Le travail ne consiste donc pas seulement à « amener le courant au bâtiment ». Il s’agit de décider où va le courant, et dans quel ordre, à mesure que les travaux progressent d’étage en étage — et de tout revoir chaque fois que la composition des corps de métier change. Un entrepreneur électricien qui planifie cela avec vous, c’est un élément de moins sur votre chemin critique.

À quoi ressemble le câblage brut dans un bâtiment de 124 logements

Le câblage brut, c’est tout ce qui doit se trouver dans les murs avant que le gypse les referme. Sur ce chantier, la pose des boîtes était terminée : les équipes tiraient le fil et faisaient les raccordements, en travaillant à deux.

Le bâtiment est divisé en deux phases au mur coupe-feu — un mur de blocs monté sur toute la hauteur comme séparation coupe-feu, avec des portes coupe-feu. Les équipes commencent à une extrémité et avancent jusqu’à ce mur, puis recommencent. Huit électriciens étaient dans le bâtiment le jour du tournage, deux autres étant sur un autre chantier ; à dix, la cadence monte nettement.

Et ça accélère en cours de route. Les logements se répètent, et une fois qu’une équipe en a fait quelques-uns, elle n’a plus rien à vérifier. Au rythme montré dans la vidéo, l’équipe prévoyait atteindre le cinquième étage en moins de deux semaines.

Pour un constructeur, c’est justement là que se trouve l’intérêt : sur un multilogement où le même type d’unité revient, une équipe expérimentée regagne de l’échéancier étage après étage.

La coordination avec les autres corps de métier

Rien de tout cela ne se passe dans un bâtiment vide. Le jour de la visite, les installateurs de gicleurs posaient leurs tuyaux dans les mêmes logements, et l’équipe se coordonne sans cesse avec l’isolation et le gypse — les deux corps de métier qui déterminent le moment où un mur se referme et où le câblage brut doit être terminé.

Viennent ensuite les inspections, dans l’ordre : l’inspection électrique doit être réussie avant l’inspection du bâtiment. Sur un chantier de cette taille, cet enchaînement est un travail ordinaire, mais c’est ce qui distingue un étage livré à temps d’un étage qui attend.

Ossature de bois, ossature d’acier et beaucoup de conduits

Un grand multilogement, c’est en réalité plusieurs chantiers différents sous un même toit. Les sections à ossature de bois et celles à ossature d’acier ne se câblent pas de la même façon, et il y a bien plus de conduits que dans la plupart des travaux résidentiels. C’est cette variété qui nous fait affecter des apprentis à des chantiers comme celui-ci — un site assez grand pour apprendre plusieurs facettes du métier à la fois, avec un contremaître et un chef d’équipe à proximité.

Travailler avec LuMar Electric comme sous-traitant en électricité

Nous travaillons avec des entrepreneurs généraux, des constructeurs et des promoteurs partout dans le Grand Moncton — Moncton, Riverview et Dieppe — et dans toute l’Île-du-Prince-Édouard, des deux côtés de nos activités :

Vous pouvez voir des travaux terminés sur notre page de projets, ou en lire davantage sur notre façon de travailler avec les constructeurs à Moncton et dans les environs.

Un chantier à venir qui a besoin d’alimentation temporaire et d’une équipe de câblage ? Envoyez-nous les plans et l’échéancier et nous vous dirons ce qu’il faut pour l’alimenter.

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